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Pratique photo : s’initier à la proxiphotographie avec les champignons

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proxiphotographie champignons
Bolet

La proxiphotographie consiste à photographier de près des sujets de taille réduite sans pour autant atteindre les rapports de reproduction que l’on utilise en macrophotographie (rapports 1/1 et en deçà). En général, on appelle proxyphotographie la prise de vue dans les rapports compris entre 1:10 et 1:1.

La proxiphotographie peut se pratiquer avec beaucoup de sujets : fleurs, papillons, champignons, petits animaux (grenouilles, lézards, …) ou de petits objets (soldats de plomb, …). Les champignons sont un sujet particulièrement adapté pour s’initier à cette pratique, car ils sont faciles à photographier et  les photos qu’ils permettent d’obtenir sont en général esthétiques et originales.

La proxiphotographie ne demande pas de matériel spécifique

proxiphotographie clitocybe
Clitocybe améthiste
proxiphotographie champignon
Photo prise au grand angle (24mm)

La plupart des zoom des kits permettent de photographier à un rapport inférieur à 1:10. Certains zooms dit improprement «macro» permettent de descendre jusqu’au rapport 1:3, ce qui permet de photographier en gros plan des fleurs ou des insectes de grande taille comme les papillons.

Un objectif fixe de focale moyenne (entre 60 et 100mm) sera plus ouvert, permettra de bénéficier de plus de lumière et de disposer d’une marge de réglage de la profondeur de champs plus importante. Par contre la macrophotographie demande, elle, du matériel spécifique : objectif dit «macro»,  en général assez cher, bagues allonge ou bonnettes.

Les champignons, une approche facile de la proxiphotographie

Les champignons se prêtent bien à l’initiation à la proxiphotographie parce qu’ils sont en général esthétiques et surtout ils ne bougent pas et sont insensibles au vent, contrairement aux fleurs par exemple. Leurs seul inconvénient, ils sont au ras du sol et il faudra se mettre à leur portée…

proxiphotographie amanite
Amanite

Une balade en forêt à l’automne permettra de réaliser de belles images pour peu que l’on respecte certaines conditions :

  • Il faut se baisser. Un champignon pris de dessus ne donnera en général pas une bonne image. Les écrans orientables de la plupart des appareils photo numériques permettent de photographier au ras du sol sans risquer le lumbago. Il est important de mettre le pied bien en évidence. Si la contre-plongée est en général impossible, on essaiera quand même de montrer une partie du dessous du champignon (lamelles, pores)
  • Il faut maîtriser la profondeur de champ : suivant la taille du champignon, il faudra ajuster l’ouverture pour obtenir un sujet le plus net possible se découpant sur un fond flou. Quand on photographie un champignon, on peut prendre son temps, il ne risque pas de s’échapper, et on peut donc jouer sur l’ouverture et éventuellement la focale pour obtenir le résultat escompté.
  • On recherchera une  bonne lumière qui permettra d’obtenir une meilleure impression de netteté et des couleurs plus saturées. Photographier des champignons après la pluie donnera des couleurs plus vives et des gouttes d’eau sur les feuilles alentour un boked du meilleur effet
  • Il faut soigner la composition. La règle des tiers est particulièrement adaptée pour la photographie de champignons, l’axe vertical du champignon devant se caler sur une des deux verticales des tiers. Si le champignon est incliné, on le cadrera du côté opposé à son inclinaison.
  • On doit restituer l’environnement du champignon en évitant de cadrer trop serré. L’utilisation d’un grand angle permet de faire des photos originales en positionnant le champignon en gros plan tout en laissant l’arrière plan suffisamment net pour suggérer son environnement (photo de droite ci-dessus).
  • En post-traitement, on pourra se limiter à améliorer le cadrage si les conditions n’ont pas permis de l’optimiser à la prise de vue, et à renforcer un peu la saturation  et le micro-contraste pour donner plus de force à l’image.

Un autre avantage de la photo de champignons, on rentre rarement bredouille, et les champignons non comestibles sont souvent plus photogéniques et plus colorés que ceux que l’on met habituellement dans son panier.

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