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Photo – Vrilles et arabesques

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vrillesDans des articles précédents, nous avons abordé la pratique des photos de fleurs (voir l’article) et les sources d’inspiration que pouvait constituer le potager (voir l’article). La nature offre bien sûr bien d’autres sujets pour le photographe, et cet article en présente un autre : les vrilles des plantes grimpantes (voir l’album photo).

Ce sujet très particulier est intéressant parce les vrilles des plantes grimpantes sont une vraie curiosité biologique et fonctionnelle, et d’autre part parce qu’il nécessite une approche particulière en photo, notamment en termes de recherche esthétique.

 

 

 

L’accrochage des vrilles, une technologie élaborée

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Enroulement en ressort en sens opposé

L’accrochage des vrilles sur leur support est à ce point élaboré qu’il fait l’objet de calculs mathématiques savants! Même Darwin en a fait un livre (On the movements and habits of climbing plants– 1875).

Déjà dans un premier temps, la plante grimpante doit trouver un support pour s’accrocher. Pour cela, la vrille, sensible au toucher, est bien déployée et bat l’air à la recherche d’un point d’accrochage. Mais elle ne s’accroche pas n’importe comment et à n’importe quoi.
Le support doit être pérenne, la plante ne souhaitant pas s’accrocher à la queue du chat qui passe à proximité et elle ne s’enroule jamais « pour rien ». Ensuite il faut que le support soit fiable, de taille adaptée, pas trop lisse…

La plante doit enfin s’arrimer solidement au support, ce qui se fait en 2 temps: accrochage et tension. L’accrochage se fait par enroulement de l’extrémité de la vrille au support. La tension est assurée grâce à la création d’un ressort avec la vrille, mais ce ressort n’est pas créé n’importe comment. Il va se construire par un enroulement de la vrille en sens opposé entre la partie de la vrille fixée à la plante et la partie de la vrille fixée au support. En effet, si le ressort se créait dans un seul sens d’enroulement, forcément la vrille pourrait se rompre.

Le résultat de ce mécanisme sophistiqué se voit très bien dans la photo ci-contre, un «pont» situé en général au milieu de la vrille, assure la transition entre les deux sens d’enroulement.

En savoir plus sur les vrilles  (Article très intéressant)

Les vrilles, un sujet intéressant pour le photographe

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Vrille de melon cornu (Kiwano)

Beaucoup de plantes s’accrochent par des vrilles, notamment dans le jardin : cucurbitacées diverses, chayotte, vigne, fleur de la passion, … Des plantes sauvages sont aussi très intéressantes, comme la clématite ou la bryone.

C’est le côté esthétique des vrilles et de leurs enroulements qu’il est intéressant de mettre en valeur en photo. Nul besoin d’un objectif sophistiqué, un zoom avec une distance de mise au point minimale assez rapproché suffira.

On peut renforcer ce côté esthétique en utilisant un fond uni, le ciel ou un simple carton blanc. Les vrilles peuvent être aussi assez facilement détourées (photo ci-contre), notamment par la technique du masque noir (article à paraître prochainement sur ce site). Dans ce type de traitement, on s’assurera que l’intégralité de la vrille est incluse dans le plan de netteté.

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