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Pratique photo : la photo sur les marchés de potiers

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Potier au marché des potiers de Limeuil

Les marchés de potiers, courants un peu partout en France en période estivales, sont pleins de formes et de couleurs, un vrai champ d’investigation pour le photographe.

Et pourtant, celui-ci revient souvent déçu de sa moisson, de belles photos certes, mais difficiles à mettre en valeur.

Quelques conseils pour éviter cet écueil.

Marchés de potiers : Choisir un thème

potiersL’imaginaire créatif des potiers est immense. Il existe un lien fusionnel entre le potier et la matière et le résultat de leur interaction donne des créations très personnelles, même s’il ne s’agit que de simples objets usuels.

Photographier le résultat du travail du potier ne permet  que de figer le résultat final d’une action de création  dont la complexité de mise en œuvre est impossible à restituer. C’est ce en quoi la photo sur les marchés de potiers est souvent décevante :  de beaux objets certes, mais dont l’âme a disparu.

Choisir un thème, c’est montrer comment différents artistes ont réussi à maîtriser la matière chacun à leur manière, et c’est la diversité de leurs créations  qui fait l’intérêt d’une série de photographies prises dans cet événement particulier.

L’album qui illustre cette approche comporte uniquement des sculptures de personnages en terre ou en céramique, et ce sont ces improbables portraits qui restituent la diversité de la vision créatrice de ces artistes.

Marchés de potiers : Adapter les conditions de prise de vue

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Composition en diagonale pour cette image

L’équipement et les conditions de prise de vue doivent bien sûr doit être adaptés au thème retenu.

Le paramètre essentiel à maîtriser est la profondeur de champ. Il faut isoler le sujet de son environnement, et pour cela travailler avec une grande ouverture tout en conservant le sujet le plus net possible.

Autant la vitesse est le paramètre essentiel pour la photographie de torrents (voir l’article), autant pour les objets inertes l’ouverture est essentielle.

Un compact dont les automatismes ne sont pas débrayables sera assez difficile à utiliser pour cet usage. Le mode portrait, qui utilise en général une grande ouverture, pourra être à la rigueur utilisé. Mais la profondeur de champ restera toujours trop importante avec un petit capteur pour isoler suffisamment le sujet. Sur les hybrides et les réflex, le mode Priorité à l’ouverture sera utilisé en choisissant celle qui permet d’isoler le sujet tout en le gardant net.

La composition de l’image est également importante (voir le tutoriel) et on utilisera les points forts  pour positionner l’élément le plus important du sujet.

Enfin la photographie au format Raw et l’exposition à droite (par référence à la forme de l’histogramme) permettront d’obtenir la dynamique nécessaire pour saisir toutes les nuances de lumière et les reflets renvoyés par la céramique, surtout si l’objet est photographié au soleil.

 

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