Accueil » La grotte de Fontanguillère : une curiosité géologique dans le sud du Périgord

La grotte de Fontanguillère : une curiosité géologique dans le sud du Périgord

PartagerShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterEmail this to someonePin on Pinterest
fontanguillère
Vue panoramique du site

La grotte de Fontanguillère est une cavité creusée par un ruisseau souterrain (ruisseau des Giroux) et située dans le sud du département de la Dordogne.

Il ne sera pas donné davantage de précision sur la localisation de ce site, d’une part parce qu’il est situé sur une propriété privée, et d’autre part parce qu’il abrite une colonie de chauves-souris que des visites trop fréquentes dérangeraient (voir les photos).

Fontanguillère, un site habité depuis le néolithique

fontanguillère
Hache de bronze trouvées sur le site

Le site de Fontanguillère comporte un abri sous roche utilisé depuis le néolithique, mais les vestiges trouvés lors des fouilles recouvrent surtout la période située entre l’âge du cuivre (-2500 à -1800 av. JC) et l’âge du fer (-800 à- 50 av. JC).

De nombreux dépôts funéraires et offrandes ont été trouvés sur les 250 premiers mètres de la grotte  lors des fouilles réalisée au début du siècle dernier. Un culte de la Vierge Noire y a été assuré jusqu’à une période très récente.

En savoir plus

Fontanguillère, un réseau souterrain de près de 3500m

fontanguillère
Vue de l’intérieur de la grotte et du ruisseau

La grotte a été creusé par un ruisseau dans une couche de calcaire  de quelques mètres coincée entre deux couches d’argile imperméables. Le réseau est pénétrable sans difficulté sur plus de 2000m depuis l’entrée pour peu qu’on accepte de se mouvoir dans une eau glacée atteignant parfois 80cm de profondeur.

Sur cette partie, la grotte a une hauteur qui oscille entre 3 et 6m, mais compte tenu de l’imperméabilité de la couche d’argile supérieure et de la faible épaisseur du plafond calcaire, elle est très peu concrétionnée. La visite en est donc relativement monotone.

L’autre extrémité du réseau depuis les pertes du ruisseau des Giroux est difficilement pénétrable et nécessite une certaine expérience de la spéléologie. Les deux réseaux amont et aval ne communiquent que par le ruisseau, et cette communication n’a pu être prouvée que par coloration de l’eau.

Ce site si particulier montre encore une fois la richesse du patrimoine naturel du Périgord.

Voir toutes les photos

Voir aussi la grotte de Bétharram

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *