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Escargots saison 4, c’est parti

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La saison 4 des escargots a démarré le 20 décembre 2018.

Des reproducteurs originaires des Pyrénées

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Graphique 1– Répartition des poids individuels des escargots des 2 populations

250 reproducteurs ont été prélevés dans le village de Bourisp au mois d’août au cours d’un orage. Le frigo étant occupé par les reproducteurs domestiques, ils ont été placé en estivation (température ambiante et au sec). Leur réveil a été douloureux, car près de 50%  n’ont pas supporté le déménagement. Ce sont donc 129 escargots qui ont été mise en reproduction, en 2 lots, un d’un poids individuel égal ou supérieur à 12g (poids moyen 13,5 g), l’autre de moins de 12g (poids moyen 9,6g). Ces escargots étaient plus gros que les reproducteurs issus de l’élevage 2018, avec un poids moyen de 11,9 g contre 9,8g. Leur répartition en poids était également très différente (graphique 1) avec un histogramme très étalé, alors que celui des domestiques épousait davantage une répartition normale.

En plus de ces escargots pyrénéens, une centaine de d’escargots domestiques ont été mis en reproduction. Ceux-ci avaient hiverné en frigo (8°C- 8h de lumière) depuis juillet et n’ont subi aucune mortalité au réveil.

 

Une production de « caviar » en parallèle de la production de juvéniles

Image 1– pots de 45g de « caviar » d’escargot

L’année dernière, la production de d’œufs d’escargots destinée à la production de « caviar » avait été réalisée à la fin de la production des juvéniles avec les mêmes reproducteurs. La production avait atteint 650g avec environ 180 pontes. Cette année, une partie des reproducteurs domestiques a été utilisée pour assurer la production simultanée d’œufs pour la consommation. 300 escargots ont été réservés à cet usage. A ce jour, la production d’œufs transformés est de 405g avec une centaine de pontes (image 1). L’objectif visé est le kg.

Par contre la production de juvéniles est envisagée à la baisse et seulement 115 pontes ont été réservées à cet usage (soit un potentiel d’environ 10000 juvéniles) contre 180 l’année dernière. En effet, la production de 2018 a été de 96kg, ce qui est un peu trop pour une consommation familiale (le congélateur est encore bien garni) et un peu lourd en termes de charge de travail. L’objectif visé cette année est environ 50 kg.

Des escargots pyrénéens pas vraiment portés sur la bagatelle

Alors qu’à ce jour les 100 reproducteurs domestiques ont donné 115 pontes, les pyrénéens n’en sont qu’à 3 et ils ne semblent pas avoir réellement envie de s’accoupler. Il doit y avoir un problème avec leur environnement d’élevage, certainement trop éloigné de leurs conditions de vie naturelles. Pourtant d’autres origines d’escargots sauvages (périgourdins, bretons) n’ont pas posé les mêmes problèmes les années précédentes. A suivre.

Un comportement de ponte régulé par la pression atmosphérique ?

Image 2– Piège à œufs
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Graphique 2– évolution du nombre de pontes et de la pression atmosphérique

La cinétique de ponte des escargots domestiques est comme les autres années très irrégulière. Après un démarrage sur les chapeaux de roues lors de la pose des pots de ponte, les pontes journalières fluctuent d’un jour à l’autre. Il semblerait que ces variations puisse être mises en corrélation avec la pression atmosphérique, ou plutôt avec son sens de variation (figure 2). Cette hypothèse d’adaptation du comportement des escargots aux conditions extérieures avait déjà été soupçonnée l’année dernière. Malgré des conditions climatiques d’élevage (température, lumière, humidité) régulées, le comportement des escargots reste vraisemblablement régi par des conditions atmosphériques extérieures, et la pression atmosphérique est la seule qui ne soit pas contrôlée.

Un autre phénomène curieux est intervenu en ce début de saison : l’année dernière une bonne partie des œufs destinés à la fabrication de « caviar » a été faites à partir de pièges à œufs (image 2), mais cette année les escargots ont boudé ce dispositif et il a fallu leur proposer un substrat de ponte plus conventionnel. Le sable a été utilisé comme substrat car les œufs sont plus faciles à séparer de ce matériau que du terreau utilisé pour les pontes destinées à la production de juvéniles.

 

 

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